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Black Lives Matter, en Terre Sainte

Photo prise lors d’une manifestation à Tel-Aviv, le mercredi 30 janvier. Crédit : Daniel Smid

International

Black Lives Matter, en Terre Sainte

Plusieurs centaines d’Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté, mercredi 30 janvier, à Tel Aviv, contre les violences policières. Cette manifestation intervenait après la mort d’un jeune Israélien d’origine éthiopienne abattu par un policier, le 18 janvier 2019.

Plusieurs centaines d’Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté, mercredi 30 janvier, à Tel Aviv, contre les violences policières. Cette manifestation intervenait après la mort d’un jeune Israélien d’origine éthiopienne abattu par un policier le 18 janvier 2019.

Vendredi 18 janvier, Yehuda Biadga originaire de Bat Yam, une banlieue sud de Tel Aviv, a été tué dans cette même ville. La police avait reçu un appel de la famille de ce jeune homme de 24 ans. Selon les forces de sécurité, le signalement indiquait qu’il était armé d’un couteau et qu’il pourrait chercher à s’en prendre à ses parents avec lesquels il aurait eu une violente dispute. Repéré dans la rue par deux policiers, le jeune homme, armé de son couteau, s’est dirigé vers l’un d’entre eux. Le policier a alors tiré deux balles dans la partie supérieure de son corps.

Les avis divergent cependant concernant l’urgence ou non, du geste du policier. Selon les proches du défunt, il y a eu une utilisation excessive de la force. En effet, la famille souligne qu’elle avait signalé que Yehuda Biadga souffrait de troubles mentaux et que les policiers étaient aussi équipés d’un taser, ce pistolet qui permet de neutraliser un suspect par électrocution, dont ils auraient pu faire usage.
Par ailleurs, un témoin qui a assisté à la scène rejette l’idée que l’agent ait utilisé trop rapidement son arme en raison de l’origine du défunt. Il a expliqué que le policier impliqué n’avait eu que peu de temps pour ouvrir le feu avant que l’attaquant présumé ne le poignarde.

Rapidement après la mort du jeune homme, une manifestation a été annoncée. Si Yehuda Biadga est le point de départ des manifestations, c’est aussi les violences policières en général que dénoncent la communauté éthiopienne d’Israël.

La communauté éthiopienne, nommée les Falashas, compte environs 140 000 individus en Israël. Leur origine juive remonterait à l’époque du roi Salomon (Xe siècle avant J.-C.), précisément de la tribu perdue de Dan ou d’une garnison militaire juive d’Egypte. Ces juifs d’Ethiopie se désignent sous le nom de Beta Israël (littéralement «maison d’Israël»).
La création de l’Etat d’Israël en 1948, permet d’établir une connexion avec les Falashas. Mais les autorités israéliennes ne sont pas prêtes à leur reconnaître leur droit de bénéficier de la Loi du retour. C’est en 1975, que le rabbinat d’Israël reconnaît leur judéité.

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