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Deux Moi, le nouveau film de Cédric Klaspich en salle le 11 septembre

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Deux Moi, le nouveau film de Cédric Klaspich en salle le 11 septembre

Deux ans après Ce qui nous lie, Cédric Klapisch revient avec deux de ses comédiens, Ana Girardot et François Civil pour un treizième long métrage. Dans ce nouveau film, il délaisse la quiétude provençale pour retrouver Paris et va s’interroger sur la solitude, l’un des problèmes majeurs de notre société hyper connectée.

Comme nous le savons tous, le cinéaste français aime filmer les villes, leurs quartiers, leurs ambiances. On se souvient des plans à Barcelone dans l’Auberge Espagnole ou encore ceux de New York dans Casse-tête chinois. Dans Deux Moi, le spectateur va se retrouver dans notre bien-aimée capitale. À travers ce film, l’anonymat de la ville n’est pas une fatalité ou une raison de sombrer, mais justement l’opportunité de se libérer, et de se reconstruire.

Paris, principal acteur du film

Deux Moi raconte l’histoire de deux personnes, Rémy et Mélanie, qui doivent apprendre à s’aimer eux-mêmes, avant d’envisager d’aimer autrui. Ici, il n’y a pas de premier rencard ou de première rencontre. Ce n’est pas une histoire d’amour, où ils se séduisent puis s’aiment, mais bien l’histoire de deux êtres distincts. D’un côté, une jeune femme anxieuse (Ana Girardot), sortante d’une longue relation, dormant beaucoup trop, sans trop savoir où elle va ; et d’un autre côté, un jeune homme solitaire et insomniaque (François Civil), qui cache derrière sa bonhomie une grande angoisse.

Tout au long du film, le jeu du « fuis moi je te suis, suis moi je te fuis » va se dessiner. Le cinéaste filme de nombreuses fois les protagonistes, incapables de lever la tête et de se voir. Même si Paris est une grande ville, Rémy et Mélanie vont se croiser à maintes reprises, que ce soit dans le métro, dans la rue, ou même à l’épicerie, mais sans jamais réellement se rencontrer.

À travers la caméra du réalisateur, le spectateur va se rendre compte de l’importance des quartiers parisiens. Bien que quelques séquences se passent dans les Alpes, terre natale de Rémy, la totalité du film va se dérouler à Paris. Grâce à un jeu de lumières et de couleurs magnifiquement orchestré, chaque plan permet de comprendre les personnages et ainsi, discerner leurs sentiments. La ville lumière est donc un acteur du film et va même devenir l’entremetteuse d’une possible rencontre entre Rémy et Mélanie.

« L’amour est impossible pour ceux qui ne savent pas émerger de leurs problèmes… »

Au travers de Deux Moi, Cédric Klapisch raconte le bel et vrai amour. Comme il nous confie lors de la conférence de presse : « l’amour est impossible pour ceux qui ne savent pas émerger de leurs problèmes, et n’arrivent pas à marcher droit dans leurs têtes ».

Cédric Klapisch pour l’avant-première de Deux Moi au cinéma Gaumont • Toulouse.

Cet amour impossible dans le long-métrage, va émerger grâce aux relations humaines réelles, notamment avec l’épicier de quartier, plutôt gentil mais malhonnête, interprété par un Simon Abkarian merveilleux. Bien que secondaire, ce personnage est l’une des pièces maîtresses du film. Tout comme Paris, il va se métamorphoser en véritable cupidon. Sans oublier l’étincelante Eye Haïdara, collègue de Rémy, qui va elle aussi permettre au personnage de s’épanouir et ainsi se redécouvrir.

Mais le réalisateur invite également les deux protagonistes à se rencontrer eux-mêmes à travers des séances de psychothérapie. Le duo François Berléand – Camille Cottin, respectivement psy de Rémy et Mélanie, sont deux personnages extrêmement attachants et nécessaires à l’évolution des deux héros.

Au final, ce treizième film de Cédric Klaspisch est très sincère, mais assez lent et sans réel suspense. Bien que Ana Girardot apporte de la délicatesse et François Civil une certaine fragilité, cette « anti-comédie dramatique » ne surprend pas tellement et manque peut-être un peu de rythme.
Cependant, Deux Moi a tout de même le mérite de parler de la dépression avec humour et sans stigmatisation. Malgré quelques facilités dans la mise en scène, Cédric Klapisch livre un film dans l’air du temps, qui devrait être apprécié par tous les amoureux du cinéaste.

© Freakin Geek
© Adrien Pech Bensadoun

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