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Il y a 97 ans, son tombeau était ouvert

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Reflet d'histoire

Il y a 97 ans, son tombeau était ouvert

L’exposition “Toutânkhamon, Le Trésor du Pharaon” a attiré plus de 1,4 million de visiteurs à la Grande Halle de la Villette à Paris entre mars et septembre 2019. Le public a démontré sa curiosité pour ce roi égyptien du XIVe siècle avant J.C dont la tombe avait été découverte par Howard Carter, il y a 97 ans aujourd’hui jour pour jour.

La recherche de la tombe de Toutânkhamon avait commencé bien avant les travaux d’Howard Carter. En 1902, un américain avait entrepris de fouiller toute la vallée des Rois. Après qu’il ait découvert une trentaine de sites funéraires, il avait cédé la concession de fouilles à Lord Carnavon, résigné et pensant que « la vallée des Tombes était désormais épuisée ». L’Histoire dira le contraire. Les travaux d’Howard Carter débutent en 1917 sur la concession de Lord Carnavon. Malgré une première campagne de fouilles peu probante, le célèbre archéologue anglais poursuit ses prospections. Le mercredi 1er novembre, il entreprend des fouilles là où des indices l’avaient mené. Le samedi 4 novembre 1922, la première marche de l’escalier menant à la première entrée du tombeau se fait jour. Le tombeau de Toutânkhamon est découvert ! Sur la porte, les sceaux sont toujours apposés, inviolés depuis près de 3 250 ans. Howard Carter attend l’arrivée de son employeur Lord Carnarvon jusqu’au 23 novembre 1922, jour auquel ils pénètrent dans ce tombeau exceptionnel. Dès les jours suivant, ces fouilles connurent un engouement mondial !

Derrière la malédiction du pharaon devenue mythique, une découverte archéologique encore plus impressionnante.

Indubitablement, ce qui a contribué à rendre cette découverte exceptionnelle, est la prétendue malédiction qui avait frappée ceux qui avaient osé violer le tombeau de Toutânkhamon en y pénétrant. Elle apparaît déjà sur le chantier de fouilles suite à la mort du canari de Carter, mangé par un serpent que les ouvriers avaient appréhendé comme « le serpent des pharaons ». Toutefois c’est avec la mort de Lord Carnarvon, quatre mois après qu’il eût pénétré le site funéraire du pharaon, que cette rumeur pris de l’ampleur. Cette malédiction ne sembla que très peu atteindre Carter qui meurt en 1939 soit dix-sept ans après qu’il ait découvert ce qui le rendit célèbre.

Outre l’emballement qu’a suscité cette découverte pour son côté mystique, il ne faut pas perdre de vue le gain patent qu’elle a apporté à l’égyptologie. En effet, ce sont plus de 5 000 artefacts qui ont été retrouvés dans les différentes pièces du tombeau : chars, épées, boucliers, arcs et carquois, statuettes, ouchebtis, plan de bateaux, instruments de musique, objet de toilette… soit un grand nombre d’objets servant à accompagner le défunt roi dans l’au-delà.

Après près d’un siècle d’études et d’analyses, ce tombeau ne semble pas avoir livré tous ses secrets et des questions planent toujours. Les spécialistes s’interrogent notamment sur le fait que cette tombe n’était peut-être pas destinée à ce roi. Une statuette sensée représenter le pharaon avec une poitrine de femme et le fait que son nom fut écrit sur un autre appartenant peut-être à une femme, laisse à penser que ce site était destiné à sa sœur.

Voilà encore des doutes et des incertitudes qui feront perdurer la curiosité et l’intérêt pour ce pharaon encore quelques temps.

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