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Je suis à l’est, un témoignage unique

Divertissement

Je suis à l’est, un témoignage unique

Parce que j’estime que l’autisme reste un sujet polémique dans le monde scientifique, associatif et dans notre société, j’ai aujourd’hui décidé de vous faire découvrir le livre Je suis à l’Est de Josef Schovanec.

"Je vis avec l'autisme", écrit le jeune homme, soulignant ainsi qu'il considère cela plus comme une qualité que comme un handicap.

Diplômé de Science-Po, docteur en philosophie, Josef maîtrise aussi une dizaine de langues. Pourtant, dans son roman ce n’est pas cela qu’il cherche à montrer. Loin de la vision du « savant fou », l’auteur cherche avant tout à apporter un regard nouveau. Un regard plein de tendresse, d’humour et de sensibilité… Il livre un récit rempli d’anecdotes sur ces situations embarrassantes qui font le quotidien d’un autiste Asperger : la difficulté à comprendre les codes sociaux qui régissent la société et à nouer des relations amicales classiques, l’angoisse de prendre le métro qui nécessite une longue préparation au préalable, la panique au moindre changement de programme…

En effet, au fil de la lecture, des pauses s’imposent parfois pour réfléchir à nos propres comportements… A d’autres moments un sourire s’esquisse sur nos lèvres. L’anecdote la plus frappante reste celle d’une balade classique dans un parc en famille, le dimanche : Josef s’est caché derrière un buisson, ses parents le cherchent donc, répétant ainsi « Josef ! Josef ! »… sans jamais préciser « Josef, sors de ce buisson ! », ce qui pour le jeune enfant, qui entend ses parents crier, signifie donc qu’il ne faut pas sortir de ce buisson ! Car ce qui permet bel et bien de changer les préjugés, reste bel et bien l’utilisation de l’humour dont fait preuve Josef. Doté de ce trait de caractère n’étant à priori pas propre aux autistes, l’auteur est devenu capable de revenir sur son histoire et de faire preuve d’auto dérision.

Le ton n’est jamais au pathos, même lorsque le récit revient sur les événements les plus difficiles de son enfance, notamment le harcèlement scolaire, ou encore cette longue période sous neuroleptiques à l’époque où les psychiatres avaient établi un mauvais diagnostic.

Avec une authenticité et une honnêteté frappantes, une modestie touchante, un regard lucide et une bonne touche d’humour mordant, Josef Schovanec observe en détail autant notre façon d’être que la sienne.

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