Connecte-toi avec nous

L'Essaim

« Je veux marquer l’histoire du sport »

Sports

« Je veux marquer l’histoire du sport »

À seulement 18 ans, Diego Orecchioni (1m73, 73kg) représente la future génération en ski alpin. Lycéen en Terminale S, au pôle France d’Albertville (Savoie), il compte bien s’imposer autant dans les cours que sur les descentes.

Quel a été l’élément déclencheur pour ta passion pour le ski ?

Petit, ma famille et moi habitions dans les Pyrénées dans une station de ski. Mon père était alors moniteur et m’a transmis sa passion pour les pistes. À l’âge de 2 ans, je monte pour la toute première fois sur des skis et une dépendance à cette sensation de glisse me touche. En viennent par la suite les compétitions, et j’affiche à mes parents le désir de devenir un champion.

Quel est ton parcours ?

En 2011, nous déménagions en Savoie. Je commence à skier pour le club de Valmorel durant 4 saisons, puis ces 3 dernières années, j’ai concouru pour le club de Courchevel. Je suis ensuite rentré en pôle France. Pour cela il faut faire partie des dix meilleurs français de ma catégorie. On nous demande beaucoup d’investissement, car nous devons constituer un double-projet. L’hiver, je me consacre essentiellement au ski alors qu’en été, c’est la saison où l’on passe le plus de temps en cours. Cela ne signifie pas qu’en hiver nous n’avons pas cours, au contraire, nous avons beaucoup de devoirs à rendre sous peine d’être mal vus. Grâce à cette régularité, avec un autre skieur de mon âge, j’ai réussi à décrocher ma sélection en équipe de France junior pour cet hiver. Nous sommes alors les plus jeunes de cette équipe.

Peux-tu nous donner ton palmarès ?

2014 a été pour moi une grosse année. J’ai été champion de France et vainqueur des deux coqs d’or. En 2017, j’ai été vice champion de France en Géant, Champion de France de super combiné et vice champion de France de super G. J’ai également gagné le ski chrono, qui représente la plus grosse compétition générale de l’hiver.

Comment gères-tu ton emploi du temps vis-à-vis de ta discipline ?

L’hiver, je me consacre au maximum au ski. J’essaye de trouver du temps pour étudier et rendre les devoirs demandés par nos professeurs. C’est un rythme de vie très intense et très fatiguant. En général, nous skions le matin et l’après-midi nous travaillons nos cours.

Comment gères-tu ton stress entre ta feuille d’examen et la compétition ?

Devant une copie, je ne stresse pas. En revanche, j’ai beaucoup plus de pression sur les skis, car mon avenir en dépend. Un devoir sur table se travaille sur 3 semaines tandis que je pratique la compétition depuis 10 ans, mon stress n’est pas comparable. Tout au long de l’année, je vois une préparatrice mental. Elle m’aide à travailler mon stress grâce à de petits exercices de respiration.

Que se passe t-il dans la tête d’un jeune adulte qui vit à 100% dans le sport ?

Pour moi, c’est le bonheur. Je pratique ma passion tous les jours. Je souhaite que cela continue le plus longtemps possible. Je suis conscient que la route est encore longue et dure. Mais je donnerai tout pour y arriver. J’ai un rythme de vie très différent des autres jeunes de mon âge. Je sors très peu, je touche rarement à l’alcool voire jamais. Je n’ai pas le temps de faire la fête. Lors de mes jours de repos, je choisis de privilégier ma copine, mes amis, ma famille, pour ainsi penser à autre chose qu’à la compétition. C’est un autre mode de vie, mais c’est un choix.

Périnne Lafond, déjà championne olympique, est ce que tu as cette « ambition » de mettre ton nom sur la plus haute marche comme elle a pu le faire ?

L’ambition, je l’ai, je suis quelqu’un d’assez déterminé dans mon projet. J’ai toujours rêvé d’être au sommet. Petit, mes entraîneurs me demandaient ce que je souhaitais faire plus tard. Je leur répondais que je voulais marquer l’histoire du sport, laisser la trace de mon nom dans le monde du ski. Cela peut paraître très prétentieux, mais je suis conscient des difficultés. De voir des jeunes de notre âge réussir comme Périnne, c’est une grosse source de motivation pour moi. Son parcours nous fait rêver et nous donne de l’ambition.

As-tu eu l’occasion de rencontrer Martin Fourcade ? Y a-t-il un échange entre les jeunes et les anciens tel qu’Alexis Pinturault ?

Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Martin Fourcade, mais c’est un grand athlète qui défend énormément les valeurs du sport. C’est un grand nom du sport français. Nous croisons de plus en plus souvent les anciens étant donné que nous montons de niveau. Ils nous donnent pas mal de conseils. Il y a un vrai échange entre les générations. Ils nous poussent à nous dépasser.

Ton plus beau souvenir ?

En 2014, lorsque j’ai gagné les coqs d’or en étant Pyrénéen, j’avais 14 ans, personne ne me connaissait.

Interview Diego Orecchioni.

Continuer la lecture

Plus sur Sports

Haut de la page
Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial