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Le futur de nos assiettes

Tendances

Le futur de nos assiettes

Comment évoluent nos habitudes alimentaires ?

50% des 18-24 ans en France partagent des photos de leurs plats sur les réseaux sociaux. “#FOOD” représente plus de 3000 millions de posts sur Instagram, et est l’un des sujets préférés. Quand le digital s’invite dans nos assiettes, que peut-on en tirer ? Que mangerons-nous en 2050 ? Pour les sociologues et les spécialistes de l’agroalimentaire, le contenu de nos assiettes sera moins “futuriste” que ce que l’on peut imaginer.

On a tous une amie qui nous fait saliver en postant des photos de plats alléchants. Et ce copain qui prépare un festin avec les produits du marché ? Plus aucun doute, la food tech est bien présente. Qu’est-ce que c’est exactement ? “C’est l’innovation alimentaire et technologique dans tous les secteurs de l’alimentation, du champ à l’assiette” nous explique Agathe, de l’association FoodTech. La FoodTech est là, de l’agriculture à la restauration, de la livraison à la consommation. Cette “innovation” alimentaire est impulsée par les Millénials, la génération Y, une cible particulière dans le domaine du marketing. Cette communauté hyper-connectée, se retrouve avide de gratification gustative.

Comme la chanteuse Angèle nous le fait entendre dans son titre « La Thune »: « Photo sur Insta’, c’est obligé ; Sinon, au fond, à quoi ça sert ? Si c’est même pas pour leur montrer. » L’avocat, star d’Instagram, illustre l’influence grandissante des réseaux sociaux sur notre régime alimentaire, comme la montée du véganisme. Plus d’un français sur 10 a d’ailleurs adopté un régime végétarien, végétalien ou pesco-végétarien (Etude Diplomeo, 2017). Vous vous demandez peut-être ce qui se cache derrière ces trois termes ? Végétarien: exclut la consommation de chair animale. Végétalien: ne mange que des produits d’origine végétale. Pesco-végétarien: abstention de consommer de la viande, mais à consommer la chair issue des poissons, des crustacés et des mollusques aquatiques. Le marché grandissant du végan, végétal, sans lactose, ou encore sans gluten, permet à chacun d’avoir le choix de ce qu’il consomme. Cette multitude d’offre sont également présentes sur nos smartphones. Bon nombre d’application fleurissent pour répondre à toutes nos envies, en un clic.

Comment ce phénomène est apparu ? Alors qu’une enquête du magazine Que Choisir révélait qu’un quart des additifs alimentaires autorisés en Europe était “nocif”, le Salon International de l’alimentation, à Paris, a mis en évidence le besoin de transparence et d’information, exprimé par les consommateurs. Trompés par l’industrie alimentaire, touchés par la triste réalité des abattoirs, lassés de la mal-bouffe, les Français ont de plus en plus envie de respecter l’environnement. Les Français ont également envie d’émotions et de valeurs, dans leurs plats.

Malgré l’apparition de startup, comme Feed , créateur d’une gamme bio de substituts de repas à boire, lui, Xavier Terlet, du cabinet XTC, « ne croit pas une seconde » à la généralisation de ce type de repas. « Cela peut avoir un intérêt uniquement en situation contrainte » explique-t-il. « Je plaide plutôt pour que les gens connaissent mieux leur corps et ses besoins, et qu’ils envisagent le repas comme un partage, plutôt que de s’en remettre à une “potion magique” », argumente Claude Boiocchi, consultant, et philosophe de formation. Plus qu’une alimentation sous forme de repas liquides, notre assiette risque davantage de contenir des produits bio et sains. L’envolée du bio, la déferlante des protéines végétales et des légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches) en remplacement d’une partie de la viande, ont marqué la planète alimentation.

Le burger d’insectes va-t-il remplacer le steak frites comme le propose la start-up “Les Fruits De La Terre” ? On se régale d’avance de savoir le menu de demain.

 

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