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Le GITC : un parcours du combattant pour les parents

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Le GITC : un parcours du combattant pour les parents

Le 8 octobre dernier, de nombreuses célébrités comme Vianney, Omar Sy ou encore Elodie Gossuin rendaient hommage à la petite Augustine, surnommée Wonder Augustine.

 

Augustine avait 4 ans quand elle est décédée d’un cancer du cerveau, diagnostiqué quelques jours après son anniversaire, le 3 août dernier. Ses parents, originaires de Roubaix, avaient créé une page Facebook du nom de leur association « Wonder Augustine » afin de partager leur combat pour sauver leur fille.

Ce cancer est précisément le GITC : Gliome Infiltrant du Tronc Cérébral. Un cancer au diagnostic dramatique qui touche principalement les enfants entre 4 et 11 ans : 0% de chance de survie, une espérance de vie de 9 à 24 mois. Ce cancer est inopérable et incurable du fait de sa haute malignité, son côté infiltrant ainsi que sa localisation : le tronc cérébral. Cette partie du cerveau contrôle les fonctions extrêmement vitales comme la respiration ou la circulation sanguine. Quand le diagnostic tombe, souvent à l’issue d’une IRM, les seuls traitements proposés comme la radiothérapie ou la chimiothérapie servent à ralentir la progression de la tumeur pour une courte durée.

Si l’histoire de la petite Augustine a eu la particularité de toucher les consciences, ce sont 40 à 50 enfants par an qui meurent du GITC en France. Parmi eux, et qui luttent toujours, la petite Zoé (Association Princesse Zoé) ou encore la petite Naomie. (Tous unis pour Naomie) En 1962, c’est la fille du célèbre astronaute Neil Armstrong, Karen, qui était emportée par ce même cancer à l’âge de 2 ans. 56 ans séparent la petite Karen et Augustine, mais les traitements n’ont guère évolué. Seulement 4% des fonds pour la recherche du Cancer sont destinés aux Cancers pédiatriques.

Cependant, un nouveau traitement effectué uniquement au Mexique, dans la ville de Monterrey semble donner de l’espoir à ces familles : la chimiothérapie intra-artérielle combinée à l’immunothérapie. Le coût du traitement avoisine les 350 000 euros. L’espoir des familles repose donc uniquement sur la générosité des donateurs. Le GITC plonge les familles, livrées à elles-mêmes, dans une course contre la montre : devoir récolter suffisamment d’argent en un minimum de temps pour espérer sauver leur enfant. Malgré tout, l’issue reste fatale. Autant dévastateur que méconnu : c’est la double peine des proches de ces enfants. Considéré comme un cancer extrêmement rare, il est quasiment inconnu du public et très peu médiatisé, ce qui les plonge dans un sentiment d’être seul face à leur désespoir.

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