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Les gilets jaunes vu par des commerçants toulousains

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Les gilets jaunes vu par des commerçants toulousains

Les gilets jaunes ont perturbé le quotidien des commerçants toulousains. Ces derniers ne sont toutefois pas tous affectés de la même manière. Reportage.

« Le 8 décembre, c’était le chaos, explique Johanna, serveuse du Dispensary dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse. « On a fermé l’établissement toute l’après-midi. » Les gilets jaunes perturbent l’économie du pays: baisse de la fréquentation, pillages et fermetures intempestives des commerces. L’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, a même abaissé sa prévision de croissance pour l’année 2018 de 0,1%, c’est-à-dire à 1,5%. Le Carrefour Market de la Grande Rue Saint-Michel a lui été touché d’une autre manière. « On n’a pas été réapprovisionné. On a mis un mot d’excuse sur les présentoirs vides », raconte une salariée de l’enseigne. Le McDonald’s du boulevard Lascrosses, en centre-ville, a fermé, ce même huit décembre, de 14 heures à 18 heures. « On a rentré la terrasse donc on n’a pas ouvert le McCafé », explique la manager, qui relativise néanmoins : « Le McDonald’s du Boulevard de Strasbourg a vu sa terrasse brûler. Place Wilson, le gaz lacrymogène a envahi tout le restaurant  ». 

Des commerçants ont été épargnés

« On s’est enfermé avec des clients dans la boutique », raconte Laura, vendeuse chez Emmaüs du côté des Abattoirs. « Des manifestants ont mis le feu à la station de Vélib’ juste en face. » Avant de rajouter: « D’autres manifestants équipés de masques à gaz se sont précipités pour protéger le magasin. Du coup, il n’y a eu aucune perte matérielle ». La Pharmacie Compans-Caffarelli, rue Lancefoc, a elle évité le pire. Son responsable témoigne: « Nous étions aux premières loges. La police et les manifestants se sont affrontés là, juste devant. Mais le magasin n’a pas été touché ».

Enfin, échappant aux foudres manifestantes, quelques commerces ont même continué de travailler. C’est le cas du restaurant Foxy: « J’ai d’abord baissé les grilles mais j’ai vite rouvert », rapporte le gérant. 

Les commerçants ne savent pas ce que les semaines à venir leurs réservent: « On voit au jour le jour », philosophe le restaurateur. Une sixième journée de mobilisation est prévue samedi 22 décembre. 

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