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Quand Toulouse et la Russie se mettent au diapason

Évènement

Quand Toulouse et la Russie se mettent au diapason

Les Musicales Franco-Russes se tiennent pour la première fois à Toulouse du 22 février au 16 mars. Au menu : ciné-concerts, musique de chambre, master class ou encore conférences. Des rencontres pour illustrer les liens culturels entre les deux pays de l’Est et de l’Ouest.

Un tonnerre d’applaudissements, les projecteurs se braquent sur la scène, et Kazuki Yamada donne le la à l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. C’est comme ça que la soirée du vendredi 8 mars a commencé à la Halle aux Grains. Sous la baguette du chef d’orchestre, les musiciens commencent à jouer Ô Toulouse. Au bout de quelques notes le public semble déjà séduit par l’hommage rendu à Claude Nougaro, mort il y a 15 ans. Une fois « l’hymne de Toulouse » passé, le directeur artistique du Philharmonique de Monte-Carlo se retire de la scène, sous le regard hagard de la salle. Alfonso Caiani le chef du Chœur du Capitole vient se placer au fond de la scène, entraînant soprani, ténors, alti, barytons, basses à venir avec lui. Le spectacle n’est pas finit. Le maestro surgit, accompagné de deux dames et d’acclamations. Il s’agit de Karine Deshayes, lauréate de la meilleure artiste lyrique des Victoires de la musique en 2011 et 2016 et de la cantatrice Sandrine Piau. Le spectacle recommence. La Damoiselle élue de Claude Debussy émane de la forêt d’archet qui semble se dresser sur scène. Les voix des deux cantatrices s’y frayent un chemin harmonieux.

Lorsque l’entracte vient, l’auditoire est conquis. Les contrebassistes sont restés pour ceux encore dans la salle, leurs accordant un moment de partage privilégié.

Kazuki Yamada, le chef d’orchestre
© Marco Borggreve

Les musiciens regagnent leurs places puis font retentir leurs instruments sur une composition de Maurice Ravel : Daphnis et Chloé. Kazuki Yamada donne le maximum de sa personne pour dompter l’orchestre qui lui fait face. Cet agôn laisse, in fine, les spectateurs pantois.

Outre l’hommage rendu à Claude Nougaro en début concert, c’est bien des liaisons culturels franco-russes qu’il s’agit de célébrer durant ce festival. Ce soir là, c’est la symphonie de Ravel qui servait de trait d’union culturel. Daphnis et Chloé est écrit par le compositeur du Boléro, à la demande de Serge de Diaghilev pour les Ballets russes vers 1910. La chorégraphie avait été imaginée par Michel Fokine.

Si les liens culturels entre la France et le pays des tsars sont profonds, ceux entre la ville rose et le pays de Prokofiev sont importants. La Cinémathèque de Toulouse détient le plus conséquent fond de cinéma russe en Europe, hors Russie. Tugan Sokhiev est le directeur artistique des Musicales Franco-Russes. Outre ce festival exceptionnel, il dirige l’Orchestre national du Capitole de Toulouse depuis plus de 10 ans ainsi qu’il dirige le Bolchoï, à Moscou depuis 2014. Il est un trait d’union culturelle.

Voilà de quoi alimenter une programmation riche et éclectique. Elle met à l’honneur la musique, la culture et le patrimoine toulousain avec des rendez-vous donnés à tous les amateurs et curieux du monde des arts.

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