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Rencontre avec Pierre aka La Mouette, jeune rappeur toulousain

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Rencontre avec Pierre aka La Mouette, jeune rappeur toulousain

Il y a 4 mois, Pierre sortait son premier album “Blessé”. Rencontre avec ce jeune rappeur toulousain de 23 ans.

Présentez-vous en quelques phrases.

Moi c’est Pierre ou la Mouette, rappeur toulousain de 23 ans. Je suis rappeur au couteau suisse de la musique.

Vous avez commencé à rapper à partir de quelle âge ?

Personnellement, j’ai commencé à rapper à partir de 18 ans, à la sortie du lycée juste après mon baccalauréat. Depuis ce jour, je continue à faire de la musique tous les jours. À l’heure actuelle je n’ai toujours pas arrêté.

D’où vient votre nom de scène « La Mouette » ?

Ce nom a une certaine particularité. Pour la petite histoire, c’était en Espagne avec un ami d’enfance, et on était en train de chercher un « blase ». A ce moment là, j’ai renversé des décorations de mouettes. Ça m’est tombé dessus par hasard, sans le vouloir. J’ai donc voulu romancer la chose. Ça reste un nom qui n’est pas narcissique. C’est la parfaite intersection entre le pigeon et l’aigle royal ; c’est-à-dire que je ne suis pas le plus fort, le plus beau ni le plus grand, mais je suis quand même là.

Portait de Pierre aka La Mouette © LaMouette

Pour vous, rapper c’est plus une passion ou un futur métier ?

Si je peux en vivre, j’en vivrai. Mais si je ne peux pas ce n’est pas grave non plus. Pour moi, rapper, c’est aller jusqu’au bout, c’est tout donner pour. C’est donc une passion, bien sûr, car je fais ça tous les jours et ça me permet de m’évader. Sans le rap, je pense que je ne ferais rien. Donc bien sûr que c’est quelque chose que j’aimerais faire toute ma vie, si c’est possible. Pour l’instant non, mais pour le futur pourquoi pas, avec grand plaisir même ! (il rigole)

Depuis que vous rappez, avez-vous eu des inspirations de rappeurs français ou même étrangers ?

Je ne suis pas trop rap américain de base. J’aime bien les gros ” bangers ” des US pour m’ambiancer, mais après ce n’est pas ce que je vais écouter tous les jours. J’aime vraiment le rap français. J’étais dans les puristes comme Nekfeu, l’Entourage… Après je suis Lomepal depuis le tout début de ses sons. Je suis aussi un grand fan de Damso. Tous ces noms, ce sont des rappeurs lyriques c’est-à-dire qu’ils adorent la prose. Et moi aussi !
Le rap, c’est passer d’un genre musical à la musique ; et il comprend plusieurs genres musicaux.
A posteriori, j’aime aussi le rap d’ambiance, comme le chanteur Jul par exemple. Mais pour moi, ce genre de musique c’est autre chose. Ce n’est pas assez profond. Cependant lier l’ambiance et le profond peut être quelque chose de très lourd.

« Le rap, c’est passer d’un genre musical à la musique »

Vos paroles viennent-elles d’artistes connus ou de vous ?

Je me force à tout écouter dans le rap pour apprendre. Après, toutes mes “lyrics” viennent de moi. Je fais mon truc tout seul. Je déteste le côté plagiat donc tout sort de ma propre imagination. Pour ce qui est de la vibe, l’ambiance, c’est du feeling. Je ne m’empreigne pas, après c’est possible qu’il y ait une inspiration involontaire de ma part. Je grandis dans un mouvement de rap qui explose avec le rap français ou belge. Donc forcément, j’ai des tonalités en tête, mais jamais je ne copierai.

Certains de vos clips font presque 20 000 vus sur YouTube, est-ce une reconnaissance pour vous ?

Pas forcément, un vu n’est pas quelque chose qui me fait rêver. Après c’est cool, mais personnellement, je m’attarde davantage sur les écoutes. Pour moi ça veut dire que quelqu’un qui a pris ses écouteurs et a pris le temps d’écouter ma musique.
Toute façon, maintenant c’est surtout le streaming qui tourne bien ; YouTube c’est un peu « has been ». C’est sympa de mettre une image sur un morceau, mais une écoute c’est mieux.
Après, j’adore réaliser des clips, j’adore créer. Réalisateur (dans la musique ou le cinéma) est un métier qui me plairait. Mais là, je fais de la musique.

Êtes-vous content des retours sur votre premier album « Blessé » , sorti il y a 4 mois ?

Peu de retours, mais oui. C’est un EP (album) où je n’ai volontairement pas fait de promotion. D’abord j’étais épuisé. On s’est beaucoup donnés en studio pour ce projet. Et ensuite, j’ai eu beaucoup de choses à gérer à côté. Finalement l’album a tourné et je suis quand même plutôt content des retours. Le public a apprécié, c’est le principal !
J’espère qu’avec cet album, les choses vont avancer. Dans le rap ou autre chose, je n’ai aucunes limites quand il s’agit de musique. Peut-être demain, je ferai des sons plus techno, sans aucunes paroles, on verra !

De futurs projets vont-ils voir le jour ? De nouveaux sons ?

Cette année, je vais fonctionner que par single. Là, avant la fin de l’année, de nouveaux sons vont sortir ; à mon avis ça va changer beaucoup de choses. Je croise les doigts pour que tout marche. J’essaye de me renouveler sans cesse, que ce soit dans mon style d’écriture ou autre. Après, je garde toujours cette profondeur. Je reste quand même axé sur la simplicité avant tout pour me faire connaître.

“Draps Blancs” : son dernier titre en date.

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