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Rencontre avec une ancienne participante de The Voice.

Hélène Siau, 16 ans, quart-de-finaliste à The Voice 2017

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Rencontre avec une ancienne participante de The Voice.

Elle avait 16 ans à l’époque et aujourd’hui Hélène Siau est une étudiante parisienne pas comme les autres. En effet, elle possède un véritable don : sa voix. Un jour, elle participe à l’émission très célèbre The Voice et en sort changée. Elle nous raconte son aventure et l’envers du décor.

Peux-tu te présenter en quelques mots ? D’où viens-tu et d’où vient ta passion ?
Je m’appelle Hélène Siau, je viens de Narbonne, je suis maintenant étudiante dans une Licence Droit/Histoire de l’Art à Paris. J’ai commencé le chant à huit ans et j’ai continué l’opéra pendant 8 ans. J’ai toujours aimé chanter, depuis toute petite, mais je dois avouer que c’est High School Musical qui m’a fait aimer la chanson (elle rigole).

Comment ta participation à The Voice a été décidée ? Vient-elle de toi ou de tes amis, ta famille ?
À l’âge de 14 ans, la production de The Voice m’a appelée pour me caster. Je n’avais pas l’âge de participer et mes parents ne voulaient pas que je passe à la télévision à cet âge-là, tout comme moi. Et puis à 15 ans, j’ai malheureusement été victime d’un grave accident. Cela a été un choc : ma famille et moi avons décidé de ne plus nous « prendre la tête ». Depuis que l’on me l’avait proposé, je rêvais de The Voice et quand la production m’a rappelé pour la saisons 6, j’ai accepté !  

“Avant les auditions à l’aveugle à la télévision, il y a un gros tri parmi des milliers et des milliers de candidats”

Comment se passe « l’avant » The Voice ? (casting, choix de la chanson, répétition, entourage)
Avant les auditions à l’aveugle à la télévision, il y a un gros tris parmi des milliers et des milliers de candidats. J’ai passé un premier casting en juillet : je devais chanter une chanson en français et une autre en anglais. Ils m’ont gardé pour la suite jusqu’aux auditions finales que j’ai réussies pour pouvoir passer devant les fauteuils rouges.
La chanson des auditions à l’aveugle est choisie 3 mois avant. Le candidat doit établir une liste d’environ 40 chansons. On en essaye plusieurs avant de choisir la bonne. Celle-ci est généralement choisie par un accord entre le « talent » et la production. 
Une fois la dernière étape des castings passée, vient le moment des répétitions : on fait connaissance avec le plateau qui est, qu’on se le dise, très impressionnant, avec les musiciens, les producteurs, etc. C’est un moment intense. 

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Hélène Siau chantant aux côtés de Vianney pendant les Barques en Scènes de Narbonne.
2017 – © Bernard Delmas

Tu as choisi une très belle chanson, « La nuit je mens » de Alain Bashug. Pourquoi ce choix ? 
J’ai choisi « La nuit je mens » parce que c’est une chanson que j’adore. Je n’ai pas d’autres explications à donner (elle rit), je veux pas faire celle qui raconte des histoires de famille : moi c’était une chanson avec des paroles qui me parlaient parce que je les ai tout de suite trouvées jolies, poétiques, intéressantes. Je pense qu’elle m’a servie, au premier sens du terme. 

” Parfois on adore une chanson, et finalement ça n’est pas une chanson faite pour notre voix”

Qu’est-ce que, pour toi, le bon choix d’une chanson ?
Pour moi choisir une bonne chanson c’est choisir une chanson d’abord que l’on aime et que l’on peut chanter : ça parait évident, mais parfois on adore une chanson, et finalement ça n’est pas une chanson faite pour notre voix, notre tessiture, notre style. 

Était-ce la première fois que tu chantais devant un gros public ? Quand on te voit sur scène, en tant que téléspectateurs, on se demande ce que ça fait. D’autant plus que le jury s’est retourné au dernier moment. 
Oui, c’était la première fois. Lorsque que l’on s’avance dans le silence, face à des fauteuils retournés des quatre « star » de la chanson française :  c’est effrayant. 
Pour ma part je chantais sans y penser, et arrivée aux dernières trente secondes, j’ai eu peur, parce que personne ne s’était encore retourné. J’ai pensé « voilà c’est fini, c’était déjà super d’être ici… ». Finalement, Florent Pagny et Zazie se sont retourné à la dernière seconde : j’étais tellement heureuse et surtout soulagée. 

Hélène aux demi-finales – © TF1


Pendant ton aventure, on a l’impression qu’on t’a sans cesse rappelé que tu étais jeune et que tu ne faisais pas ton âge. Est-ce que cela t’as gêné ? 
Faire plus vieille que mon âge m’a servie, surtout à The Voice, où je devenais « la petite qui fait plus que son âge ». J’avais ce petit truc de « différent » qui me permettait d’être un peu reconnaissable ; et ça ne m’a jamais gênée, je trouvais même ça plutôt cool d’être considérée comme une « adulte » à 16 ans.  

“The Voice, c’est un concours pour se montrer et si on est trop timide, il faut se lancer, ne pas réfléchir…”

Penses-tu qu’il y a un « bon » moment pour se lancer dans l’aventure ? 
Je ne sais pas s’il y a de bon moment. Je pense qu’il faut avoir un déclic. Faire The Voice ça n’est pas passer un concours comme ça, on passe à la télé, et quoi qu’en dise les autres, c’est ça que l’on veut aussi : c’est un concours pour se montrer et si on est trop timide il faut se lancer, ne pas réfléchir, ça vaut le coup! 

Que penses-tu des familles ou amis qui inscrivent leur proche en «cachette» ?
Je pense que cela peut être quelque chose de super pour lancer quelqu’un qui hésite, mais ça peut être mauvais pour quelqu’un qui n’osait vraiment pas. Il faut laisser la personne concernée réfléchir et prendre sa décision seule, je crois. 

“Les moments entre talent et coach ne sont pas scénarisés.”

Par la suite, comment cela se passe, pour le logement, les interactions avec les autres candidats, ect ? Est-ce que l’on est réellement aussi proche des jurys que ce qu’il paraît à l’écran ?
Nous sommes tous logés sur place dans des hôtels (sauf les candidats parisiens). Pour ce qui est de la compétition, on s’entendait tous parfaitement bien, on était même triste à chaque candidats qui partait au fur et à mesure. 
Oui, on est très proche des coach durant l’émission. Certes, on ne répète pas avec eux tout le temps, mais les moments entre talent et coach ne sont pas scénarisés. 

“Le monde de la musique est assez difficile : il faut faire ce dont on a envie, sans se faire massacrer par l’industrie.”

Comment se passe l’après « The Voice » ? Tu avais beaucoup de fans : comment gère-t-on tant de notoriété en si peu de temps, à 16 ans ?
La « notoriété » n’a pas été compliquée à gérer. Je trouvais ça tellement amusant de se faire reconnaitre dans les rues de Paris, de prendre des photos, d’être invitée à des évents. Le plus difficile restait le retour au lycée : là, les gens étaient plus ou moins méchants et ricanaient. 

Est-ce que tu as des projets dans la musique ? L’émission a-t-elle propulsé ton parcours musical ? 
The Voice a été un tremplin pour moi, j’ai fait la connaissance d’artistes avec qui j’ai collaboré, joué, appris. Le monde de la musique est assez difficile : il faut faire ce dont on a envie sans se faire massacrer par l’industrie. 
J’ai refusé un contrat avec une grande maison de disque car je ne voulais pas défendre un projet que je n’aimais pas à 100%. 
Aujourd’hui j’écris et compose mes chansons, quelque chose de plus « moi ». Alors ça prend du temps, mais ça vaut le coup. Un jour j’espère vous entendrez mes chansons dans vos iPhones, ça va arriver! 

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