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Rue Pharaon : le nouveau repère des commerçants toulousains

La rue Pharaon, dans le quartier des Carmes, accueille de nombreux commerces de bouche. © Claire Eckersley

Toulouse

Rue Pharaon : le nouveau repère des commerçants toulousains

Élue rue la plus chère de Toulouse par le site Meilleurs Agents, la rue Pharaon dans le quartier des Carmes, est un lieu de passage incontournable pour les touristes et les passants. Depuis plusieurs mois, de nombreux commerces spécialisés et restaurants branchés ont ouvert leurs portes.

Elle est le bon plan des nouveaux commerces. Prisée pour son dynamisme et sa centralité au cœur de la vieille ville, la rue Pharaon, longue de 231 mètres, ne cesse d’attirer les nouvelles enseignes. Café Papiche, Cerviche, les Champions, Chez Lili, D A R K, la Toulousaine… toutes y ont élus domicile cette année. Avec une moyenne de 5 030 € le mètre carré, la rue a été élue la plus chère de Toulouse devant la place Saint Georges et la place des Carmes.

Attirée par sa centralité et le passage d’une clientèle haut de gamme, Aude, propriétaire du salon de thé Chez Lili, a sauté sur l’occasion. Ouvert il y a seulement trois semaines, elle a choisi de se démarquer en se focalisant dans la découverte du café de spécialité. « Je propose tout un panel de variété de café, explique-t-elle en s’affairant derrière son comptoir flambant neuf. « Mais je propose aussi des plats italiens fait à partir de produits très locaux certifiés AOP. » Le salon de thé s’est aussi doté d’un coin librairie et a développé un partenariat avec des expositions éphémères. Et le concept cartonne ! Dimanche dernier le salon de thé affichait déjà complet « j’en suis venue à refuser des clients », détaille la jeune femme encore surprise du succès précoce. D’autres avant elle, ont réussi à tirer profit du dynamisme de la rue. Le précédent propriétaire, « Respire », une boutique de vente et d’entretien de vélos de sport, a vu son activité se développer très rapidement. Face au succès, ces derniers ont décidé de déménager dans un local plus grand Allée de Brienne.

Assise derrière son comptoir, capuche rabattue sur ses cheveux noirs, Patty est la gérante de l’enseigne D A R K. Ouverte depuis un an, la boutique est spécialisée dans la vente d’accessoires et de décorations gothiques. « Les réseaux sociaux et la vente en ligne sont indispensables pour rester visible » reconnaît Patty. La précédente boutique, Olive B. n’est pas restée plus d’un an. « Cibler une clientèle n’est pas suffisant si la communication ne suit pas. »

Des magasins présents depuis plus de 40 ans

Vendeuse depuis 25 ans dans un magasin de fournitures pour chaussures, Valéry a suivi les évolutions de la rue Pharaon depuis des années. « J’ai tout connu. Autrefois il y avait une boutique de chats, un archer, une galerie d’art… les changements se sont accélérés depuis deux ans. Maintenant ce sont les restaurants qui ont la côte. » De l’autre côté de la rue, la papeterie A & H Pin, présente depuis près de 40 ans, a été obligé de réduire sa surface pour faire des économies. Mais les livraisons à domicile, les professionnels et les habitués garantissent une clientèle à la papeterie.

« Le dynamisme de la rue n’a jamais été aussi fort »

Mais s’installer rue Pharaon n’est pas donné à tout le monde : « Le prix élevé du mètre carré est évidemment un frein à l’établissement de nouveaux commerces » précise Charline, agent immobilière à La Toulousaine, la troisième agence immobilière de la rue ouverte depuis le 1er mars. « Les bailleurs sont assez frileux et ont besoin de solides garanties financières ; seuls les grands groupes et ceux qui ont beaucoup d’argent peuvent prétendre à une place » explique la jeune femme. Côté logement, c’est la même chose : le quartier des Carmes reste un secteur très demandé : « le dynamisme de la rue n’a jamais été aussi fort et les places qui se libèrent ne restent pas longtemps vacantes. »

Concurrencés par les grandes surfaces, seules les boutiques très spécialisées survivent. Mais les enseignent présentes depuis de nombreuses années parviennent toujours à exister, elles comptent, pour cela, sur un public d’habitués.

Article co-écrit avec Claire Eckersley

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